*La Complainte de la Nuit*
Le jour s’épuise en senteurs nacrées
Un voile invisible se dépose sur mon âme
Le soleil fatigué s’en va sur le temps d’après
En pause sur un instant, il s’étiole en douceur
La fleur replie sa robe velours autour de son cœur
En attente du noir, les couleurs se relient en uniforme
Un instant se pose tendrement sur les minutes
Annonce immaculée du sombre en sa nudité
La brise mutine déleste les cieux du bleu amoureux
Elle distille en parcimonie des tâches d’ombres
Encre en absolue le temps décimé pour un moment
Un ailleurs paru sans interfaces prévisibles, juste un
temps
Peinture invisible sur le prévisible d’un chemin destin
Sombre en est de la décision sur le final déposé
Je vois paraître en flou sur la nuit en préface
Dame lune en sa blancheur translucide, immense bulle
Elle se balance sur l’infini en cadence chaloupée
Sillonne entre les étoiles pétillantes et ondule sur le
noir
Les parfums emmurés distillent une senteur mystère
De souffles en courant d’air enlacés, les notes fleuris
jonglent
Caresses sublimes dans le cœur floral, la rosée se pose en
attente
Sur le demain en de tendres sillons sur les pétales repliés
J’entends les grillons donner répliques aux derniers
oiseaux
En leurs chants rassurants de part leur conformité uniforme
Les feuilles frémissent en tendresse parcourues sur leurs
lignes de vie
La nature prend sa forme nocturne sans apparats de fortune
Nue est sa tenue sur les sens dessinés en couleurs
endormies
Et puis, sans de prélude annonciateur, le silence prend
demeure
Le noir se marie en sa muette sérénade pour un harmonieux
partage
Mes yeux noyés dans l’absolu secret sensuel, je me glisse
en la nuit
Je tais les sons de mon cœur, écoute les pleurs de mon âme,
et rêve…
La
nuit est là, avec sa robe merveille incrustée de ses diamants de vie
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